« Il s’est vite adapté ici, il a construit en quelques jours un réseau de lieux où il aime aller, d’amis, ou tout au moins de connaissances, toute une série d’habitudes, de rites, comme acheter des épices pour le thé au marché du samedi, faire cirer ses chaussures dans la rue à trois heures de l’après-midi et dîner chez moi un soir sur deux. Je ne saurais dire pourquoi mais je suis convaincu qu’il peut abandonner tout cela d’un jour à l’autre. Toutes ces apparences d’enracinement sont en réalité le produit de son nomadisme. Puisqu’il est habitué à bouger, il sait, à chaque déplacement, reprendre une vie apparemment normale et d’autant plus nourries d’habitudes qui en est, à long terme dépourvue. Il appelle cela créer une vie quotidienne. »
JC Rufin, 1999


















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