Mercredi 7 décembre 2005 3 07 /12 /2005 18:06
Un supermarché (plutôt une supérette) a ouvert il y a quelques mois à Hué.
Par chance, c’est à 5 mn de chez moi.
On y trouve quelques produits intéressants, surtout des produits d’entretien, du lait, de l’eau, des céréales, des olives, je m’y rends donc régulièrment.
Le principal avantage n’est pas tant le choix proposé que le fait que les prix soient fixes. Ailleurs, il faut négocier en permanence: les vietnamiens ne se privent pas de multiplier les prix par 3, 4 ou 5. Jusqu’à très récemment il existait un tarif différent pour les étrangers : à la poste, pour le train, partout. Les gens ont intégré que les étrangers devaient tout payer plus cher et ont du mal à se défaire de cette habitude…
 
L’inconvénient du supermarché est qu’il y a toujours énormément de monde : c’est l’attraction du moment, les familles entières y vont pour se promener, à la sortie de l’école, tous les gamins s’y ruent pour voir, toucher les produits, il est presque impossible d’y faire ses courses.
Le clou du spectacle est la caisse informatisée qui lit le code-barre de chaque produit. Les gens s’y pressent, sans se soucier de bloquer le passage, juste pour admirer la technologie. Il faut jouer des coudes car en Asie, la notion de file d’attente n’existe pas. Il n’y a pas de sens ni d’ordre pour atteindre la caissière. Les clients se présentent à sa droite et à sa gauche au même moment. Ils doublent et bousculent sans aucun égard mais c’est chose courante ici que de marcher sur les pieds de quelqu’un ou de s’appuyer sur lui sans s’excuser, ce n’est pas impoli. Peut-être est-ce dû à leur esprit « collectif » et à la promiscuité qu’ils apprécient.
Par Bertille - Publié dans : Chroniques personnelles
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Dimanche 20 novembre 2005 7 20 /11 /2005 12:37
Mes chiens sont des sales bêtes.
Ce sont des bâtards au poil dru et rêche. Ils ont de grandes oreilles triangulaires comme les chacals et les griffes trop longues comme les paresseux.
Ils ont en charge un grand territoire à surveiller. De jour comme de nuit, ils ne dorment que d’un œil, prêts à bondir sur l’intrus. Personne ne pénètre dans la cour sans escorte, pas même un chat, sous peine d’être dévoré.
Ils savent être menaçants, leurs babines se retroussent, leurs crocs pointent et plus rien ne saurait les empêcher d’aboyer.
Depuis, quelque temps, le noir se laisse apprivoiser. Il manifeste sa joie derrière le portail à notre retour : il bat de la queue, sourit et lèche les mains qui se débattent avec le cadenas. Il accompagne la moto ou le vélo, effectue « un salut au soleil » puis repart faire un somme. Le jaune reste hésitant.
 
Souvent, je les découvre au matin assoupis sur la terrasse. D’un morceau de pain ou de viande, je tente de les corrompre, ils s’enfuient, craintifs, et ne reviendront que pour lever la patte dans l’entrée lorsque j’aurai le dos tourné.
Mes chiens sont des sales bêtes.       
         
               

Par Bertille - Publié dans : Chroniques personnelles
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