Mercredi 7 décembre 2005
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18:06
Un supermarché (plutôt une supérette) a ouvert il y a quelques mois à Hué.
Par chance, c’est à 5 mn de chez moi.
On y trouve quelques produits intéressants, surtout des produits d’entretien, du lait, de l’eau, des céréales, des olives, je m’y rends donc régulièrment.
Le principal avantage n’est pas tant le choix proposé que le fait que les prix soient fixes. Ailleurs, il faut négocier en permanence: les vietnamiens ne se privent pas de multiplier les prix par 3, 4 ou 5. Jusqu’à très récemment il existait un tarif différent pour les étrangers : à la poste, pour le train, partout. Les gens ont intégré que les étrangers devaient tout payer plus cher et ont du mal à se défaire de cette habitude…
L’inconvénient du supermarché est qu’il y a toujours énormément de monde : c’est l’attraction du moment, les familles entières y vont pour se promener, à la sortie de l’école, tous les gamins s’y ruent pour voir, toucher les produits, il est presque impossible d’y faire ses courses.
Le clou du spectacle est la caisse informatisée qui lit le code-barre de chaque produit. Les gens s’y pressent, sans se soucier de bloquer le passage, juste pour admirer la technologie. Il faut jouer des coudes car en Asie, la notion de file d’attente n’existe pas. Il n’y a pas de sens ni d’ordre pour atteindre la caissière. Les clients se présentent à sa droite et à sa gauche au même moment. Ils doublent et bousculent sans aucun égard mais c’est chose courante ici que de marcher sur les pieds de quelqu’un ou de s’appuyer sur lui sans s’excuser, ce n’est pas impoli. Peut-être est-ce dû à leur esprit « collectif » et à la promiscuité qu’ils apprécient.
Par Bertille
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Publié dans : Chroniques personnelles
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